le pic de la Calme



Nous vivons dans une région pleine de diversités et nous en profitons bien.Les choix dans nos sorties sont nombreux et variés et c'est tant mieux, car aujourd'hui avec Thierry nous sommes limités par le temps. Nous décidons donc de démarrer tôt le matin et de ne pas trop nous éloigner afin de réduire le délai de route.En outre l'été est arrivé, les vacanciers aussi et nous éviterons de nous diriger vers le littoral pour, plutôt privilégier le piémont. D'un commun accord nous choisissons de partir à l'assaut du pic de la Calma en Espagne. Dès les aurores à 5h. nous voilà partis, de façon à débuter notre rando vers 6 h. Il est exactement 6h10 quand nous garons notre véhicule au col de Banyuls. Le jour n'est pas encore levé et nous sommes prêts.D'emblée les marques jaunes guident nos pas sur le sentier, quelquefois doublées par celles, rouge et blanches du GR10. Doucement, la lueur du jour naissant envahit les versants et éclaire le vignoble suspendu et superbement agencé sur ces pentes escarpées.An loin, notre regard au bout de la route est accroché par Banyuls, avant de plonger vers l'horizon ou la mer accouche d'une boule incandescente qui ne cesse de s'élever. Ses rayons irradient les flots et finissent par envahir la terre. Ce spectacle si souvent vu nous procure toujours des émotions extraordinaires et inqualifiables. Pensez donc! en ce jour, Thierry qui fait office de photographe ne boude pas son plaisir et ne ménage pas son matériel. Cet intermède nous "skotche" durant 30 bonnes minutes en cet endroit. Notre bonheur bien présent fait fi de ce temps qui est loin d'être perdu. Malgré tout nous reprenons notre marche et nous nous entêtons à suivre scrupuleusement nos guides jaunes. La pente s'accentue, le terrain devient accidenté mais la vue toujours présente sur de remarquables paysages. Nous sommes sur le bon sentier, le panonceau que nous croisons nous le confirme et nous propose de gravir le pic de la Calma. Rassurés par la direction empruntée, notre progression prend rapidement de l'altitude et la vue lointaine sur notre lointain et minuscule véhicule nous en témoigne. En cet instant, nous sommes heureux d'avoir été si matinaux. La fraîcheur de l'aube nous apporte un bien-être réparateur et très agréable. Devant nous le pic nous toise et nous défie sans pour autant nous empêcher de le rogner et finalement de le vaincre. Le paysage que nous découvrons alors est époustouflant et le panorama à 360° immense.Du pic du Sailfort aux Corbières, des Corbières à la Méditerranée, de la Méditerranée au cap de Creus, du cap de Creus au col de Banyuls en survolant la plaine de l'Ampurdan, sœur jumelle de notre Roussillon en Catalogne Sud. La boucle se referme et notre plaisir rassasié. Un long moment de plénitude et de sérénité agit sur nos âmes elles aussi comblées. Pourquoi quitter ce lieu? il le faut bien pourtant et c'est bien ce que nous finissons par faire. Le retour nous plonge sur l'autre versant. La vue n'y est plus la même hélas! Toutefois nous avons le privilège de nous exalter encore à la découverte de l'abbaye de San-Quirze de Colera  blottie au fond de son vallon.Ensuite et pour finir, nous regagnons les ruines du mas Pils avant de remonter la route de Banyuls à Espolla en Espagne et de retrouver notre petite Opel en charge de nous ramener.Bilan: départ 5h.retour 11h.Total: 6h. Conclusion:6h. d'un bonheur TOTAL  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

pic de la Calma

 

Thierry et Dolly

 

plaine de l'Ampurdan

 

 

San-Quirze de Colera

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